Comment bien choisir la vanille de Madagascar lors de l’achat?

Nous utilisons souvent de la vanille dans la préparation de nos gâteaux, car sa saveur et son parfum envoûtant sont parmi les plus populaires au monde. Cependant, beaucoup d’entre nous en savent très peu au sujet de cette épice. Parmi les points les plus importants à savoir, c’est qu’il y a plusieurs variétés de vanille, dont la plus réputée et consommée à travers le monde, est la vanille Bourbon, cultivée sur l’île de Madagascar. En effet, cette vanille couvre chaque année plus de 70% des besoins mondiaux.

Mais comment choisir la vanille lors de l’achat ?

Il faut qu’elle soit de couleur marron très foncé, et son parfum doit être doux, avec de légères notes de cacao. Aussi, la vanille de Madagascar, une fois utilisée, doit dégager un goût intense de vanille, sachant que c’est la vanille la plus aromatique de tous les spécimens existants. Elle est idéale pour la préparation de desserts, chocolats et pâtisseries, entre autres. Par ailleurs, cette épice se décline sous plusieurs formes : gousse, poudre, extrait…

– La gousse

Elle reste la forme la plus utilisée, sachant qu’elle est la moins manipulée et dégage de ce fait plus de saveur que les autres formes. À l’achat, il faut prendre une gousse, et la presser délicatement d’un bout à l’autre, s’il y a du liquide qui en sort, ce n’est pas de la bonne vanille, et cela veut simplement dire que lors de sa préparation, elle n’a pas été bien séchée. Par contre, si aucun liquide n’en sort, c’est une vanille de bonne qualité. La vanille de Madagascar a un taux de vanilline qui oscille entre 1,6 et 2,2%. Son taux d’humidité est compris entre 30 et 38%, quant à sa longueur, elle varie de 14 à 22 centimètres. Son poids est généralement de 3 grammes, mais peut atteindre parfois les 5 grammes.

À Madagascar, il existe trois qualités de vanille Bourbon :

La vanille de qualité Gourmet, ou Extra

La vanille Bourbon noire Gourmet a le taux d’humidité le plus élevé des vanilles produites à Madagascar. Elle est charnue, grasse, en plus d’être souple. Pour la reconnaître, c’est très simple, il faut être en mesure de la nouer, sans qu’elle ne se casse. Sa couleur est uniforme et vire vers le noir. Son aspect est brillant sans pour autant luire. Elle dégage un puissant arôme floral, avec des notes chocolatées.

La vanille Rouge

Il y a deux types de vanille rouge, la Rouge type Europe et la Rouge type US. Les deux types de vanille dégagent un puissant arôme de vanille, similaire aux deux autres variétés de vanille de Madagascar. La différence est que la vanille Rouge type US est un peu plus sèche que la vanille type Europe, sachant que son taux d’humidité varie de 18 à 25%, alors que la vanille type Europe renferme un taux d’humidité de 25%. Aussi, la teneur de la vanille Rouge US en vanilline est comprise entre 1,4 et 1,8%, et celle de la Rouge type Europe est de 1,7%. La vanille Rouge mesure de 14 à 20 centimètres et pèse entre 2 et 4 grammes. Elle est généralement transformée en fragments ou en oléorésine, destinée à l’industrie alimentaire. Lorsqu’elle est exportée, elle l’est dans son état naturel, sachant qu’elle est prisée par les industriels nord-américains.

La vanille Noire TK

C’est une vanille d’excellente qualité, mais pas autant que la Gourmet. Son aspect est marron, tirant parfois vers le rouge, en fonction de son milieu de culture. Elle est un peu sèche et moins souple que la Gourmet, mais avec le même parfum. Son taux d’humidité est de 24% seulement, et son taux de vanilline est d’environ 1,6%. La vanille Noire TK mesure 13 cm.

– L’extrait

Il est obtenu par macération des gousses de vanille de Madagascar dans une solution d’eau et d’alcool. L’extrait existe sous différentes concentrations, d’après les connaisseurs, il faut éviter d’acheter les extraits à moins de 400g/litre.

– La poudre

Elle est obtenue par broyage des gousses de vanille vidées de leurs graines, puis séchées. Parfois, elle est produite en broyant des gousses entières, mais la poudre dans ce cas-là est plus chère.

– La vanilline

Il s’agit de l’arôme de synthèse de vanille et aucunement de la vanilline naturellement contenue dans les gousses de vanille. Son goût se rapproche de celui de la vanille naturelle, mais avec un prix jusqu’à 40x moins cher. La vanilline était autrefois synthétisée à partir du clou de girofle, de nos jours cette épice a été remplacée par du pétrole.

Il est possible d’acheter de la vanille de Madagascar en ligne, auprès de : https://www.vanille-de-madagascar.com

Peut-on utiliser la vanille de Madagascar pour cuisiner des plats gourmets?

Utilisée habituellement dans les recettes sucrées, la vanille est une épice qui peut pourtant être incorporée à certains plats salés. Aussi, on peut s’inspirer de la cuisine marocaine, en créant des recettes ou en en revisitant d’autres, en employant le fameux mariage « sucré-salé ». Par ailleurs, il existe plusieurs recettes de plats gourmets à la vanille de Madagascar.

On peut à titre d’exemple préparer les plats suivants :

– Blanquette de veau à la vanille

Pour environ 6 personnes. Il faut peler 1 carotte et 1 oignon, nettoyer un poireau, puis découper ces légumes en tronçons. Faire chauffer 40g de beurre dans une cocotte, puis y faire revenir 2 kilogrammes de viande de veau découpée en morceaux, choisir de préférence l’épaule et le tendron. Ajouter les légumes préalablement préparés, puis verser de l’eau tiède à hauteur des morceaux de viande. Laisser bouillir, puis écumer. Assaisonner avec du sel, du poivre et 2 gousses de vanille de Madagascar fendues dans le sens de la longueur. Laisser frémir le plat pendant 1h30 environ. Après avoir retiré du feu, égoutter la viande ainsi que les légumes, puis filtrer le bouillon. D’un autre côté, faire fondre dans une casserole 40g de beurre, verser dessus 40g de farine en pluie, puis remuer tout en versant l’équivalent de 70cl de bouillon, de sorte à obtenir une belle sauce lisse, à laquelle on ajoute à la fin le jus d’un citron. Après avoir rectifié l’assaisonnement, remettre la sauce dans la cocotte, y remettre la viande ainsi que les légumes et laisser le tout mijoter à feu doux pendant une dizaine de minutes.

Juste avant de servir, mélanger dans un bol 20cl de crème épaisse avec 2 jaunes d’œufs, puis verser dans la cocotte, en remuant pendant 1 à 2 minutes sans laisser bouillir. Servir la blanquette aussitôt avec du riz blanc, ou des tagliatelles.

– Tarte au foie gras et aux pommes, à la vanille


Pour 6 personnes. Commencer par préchauffer le four à 210°C, puis étaler 300g de pâte feuilletée sur un plan de travail fariné. Y découper 6 disques de 15 centimètres de diamètre, puis piquer chacun avec une fourchette. Enfourner les disques disposés sur du papier sulfurisé déposé sur la plaque du four. Après 15 minutes, sortir les disques du four, puis réserver. Pendant ce temps, éplucher les pommes, puis les découper en quartiers. Dans une poêle, faire fondre 80g de beurre, ajouter les graines de 2 gousses de vanille de Madagascar, mélanger et y faire cuire les pommes à feu moyen pendant 10 minutes, en les retournant délicatement 2 fois.

Découper 500g de foie gras de canard, cru en tranches de 1cm d’épaisseur, les saisir dans une poêle chaude quelques secondes par face. Reprendre les disques de pâte feuilletée, et garnir chacun de foie gras et de pommes, en les alternants. Assaisonner, enfourner pendant 3 minutes, puis servir chaud.

– Tartare de daurade à la vanille, à la créole

Pour 4 personnes. Retirer les arêtes de 300g de filets de daurade, puis ébouillanter, peler et épépiner une tomate, en taillant la chair en petits dés. Éplucher une mangue mûre et la détailler en petits dés. Émincer 1 échalote après l’avoir pelée, ciseler 1 bouquet de coriandre, puis hacher grossièrement les filets de daurade au couteau et les réserver au frais.

Préparer par la suite une vinaigrette, en grattant l’intérieur d’une belle gousse de vanille de Madagascar bien grasse. Après en avoir retiré les graines, ajouter le jus d’un citron, 5 cuillères à soupe d’huile d’olive, quelques gouttes de tabasco et un peu de sel. Bien émulsionner le tout à la fourchette. Dans un saladier, mettre le poisson, la mangue, la tomate et l’échalote, puis verser la vinaigrette, rectifier au besoin l’assaisonnement. Mettre le tartare dans des ramequins, puis réserver au frais. Démouler au moment de servir sur des assiettes de service, en décorant de coriandre.

Évidemment pour profiter pleinement de la saveur de la vanille, il est important de choisir des gousses de bonne qualité, généreuses et savoureuses à la fois. La vanille de Madagascar est parmi les vanilles les plus prisées au monde, car en plus d’être crémeuse, celle qui est surnommée la « reine des épices » offre des saveurs exceptionnelles. Pour en acheter, inutile de se rendre à Madagascar, voici une boutique en ligne permettant d’acheter de la vanille de Madagascar de bonne qualité : https://www.vanille-de-madagascar.com. Par ailleurs, le site offre à ses clients et même aux visiteurs un blog riche en informations concernant la vanille de Madagascar.

Vanille de Madagascar : exportation et importation

L’économie malgache est en partie tributaire de l’exportation de produits non transformés, tels que la vanille Bourbon. Cette épice très prisée à travers la planète. Elle appartient au secteur agricole qui concerne plus de 60% de la population active et 35% du PIB. La vanille de Madagascar représente près de 10% du PIB du pays. Elle est la deuxième source de devises après le nickel. Ainsi, Madagascar est depuis plusieurs années de suite, le principal exportateur de vanille naturelle. Le pays couvre depuis le siècle dernier, plus de 70% des besoins mondiaux en vanille. L’Ile produit plus d’un millier de tonnes chaque année. Il est passé de 1.500 tonnes en 2019 à 2.000 tonnes pour l’année 2020.  À Madagascar ce sont des entreprises d’envergure qui se chargent de l’exportation de la vanille, parfois avec d’autres produits issus de l’agriculture (café, ananas, girofle…).

Ces exportateurs sont regroupés dans le GNEV (Groupement National des Exportateurs de Vanille), et le GES (Groupement des Entreprises de la SAVA). Ce dernier regroupe également les collecteurs et les préparateurs de vanille. Le GES est aussi chargé de défendre les intérêts des exportateurs de vanille au niveau national mais également à l’extérieur du pays.

Prix de la vanille à l’exportation


Le prix de cette épice est hautement spéculatif. Alors que le coût de production de la vanille est relativement bas, son prix de vente en revanche est exagérément élevé. Malheureusement, les agriculteurs ne bénéficient aucunement des montants faramineux que gagnent les intermédiaires et les exportateurs qui achètent leur production. En plus des efforts consentis par ces paysans tout au long du processus de production, ils prennent de gros risques pour sécuriser leurs exploitations et les protéger des pilleurs. Pour la saison 2020-2021, le gouvernement malgache a fixé le prix de la vanille à 250 dollars FOB le kilogramme. En 2017 le prix du kilogramme avait atteint les 700 dollars, notamment à cause de l’ouragan Enawo ayant dévasté le tiers de la récolte.

Procédure d’exportation

Dans le but d’organiser l’exportation de la vanille malgache, le gouvernement dresse chaque année la liste des entreprises autorisées à exporter. Cependant, elles sont appelées à respecter certaines conditions. Ainsi, elles doivent d’abord s’acquitter de leurs taxes et impôts professionnels auprès du centre fiscal. Ensuite, elles devront acquérir une carte statistique, puis s’inscrire auprès du Registre du Commerce et des Sociétés. Pour un exportateur étranger, il faut détenir une Carte d’Identité Professionnelle des Etrangers Non-salariés (CIPENS).

Par ailleurs, tout exportateur devra s’assurer que la vanille qu’il s’apprête à exporter soit mûre. Aussi, elle ne devra pas avoir un taux d’humidité dépassant les 38% ou comporter des traces de moisissures. Concernant son conditionnement, elle ne devra pas être emballée sous vide, sachant que l’emballage choisi devra comporter une étiquette assurant sa traçabilité. La vanille de Madagascar doit lors de sa procédure d’exportation être accompagnée de la facture de vente, de la preuve de paiement, ainsi que d’un certificat phytosanitaire. Tous ces documents seront déposés au niveau de la douane de Madagascar.

Qui sont les importateurs ?


Il y a deux sortes d’importateurs, les grossistes achetant la vanille de Madagascar dans le but de la réexporter et les industriels (chocolatiers, producteurs de boissons, parfumeurs…). Pour les pays importateurs, les États-Unis viennent en tête de liste, sachant qu’au fil du temps la vanille malgache a fini par faire partie des produits naturels les plus prisés par les consommateurs américains, aux côtés du cari indien, et du gingembre australien. Les USA importent cette épice non seulement pour la consommation locale, mais également pour la réexporter vers d’autres pays, sous forme de gousses ou sous d’autres formes. Ils sont suivis de l’Union Européenne (principalement la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et les Pays-Bas), sachant que la France et l’Allemagne sont les principaux ré exportateurs de cette épice, notamment vers l’Italie. En effet, près de la moitié du volume de vanille importée est destinée à être réexportée à destination d’autres pays européens.

Marché européen et vanille de Madagascar

L’arôme vanille est l’un des plus appréciés en Europe, sachant qu’il représente l’ingrédient phare de plusieurs préparations culinaires, comme le flan à la vanille ou encore la glace à la vanille. Toutefois, l’importation européenne tend à baisser à cause des du cours de la vanille ces dernières années. Pire encore, certains producteurs de crèmes glacées envisageraient même d’éliminer la saveur vanille de leurs menus.

En outre, le prix élevé de cette épice a fait que plusieurs industriels l’ont remplacée par de la vanille de synthèse, beaucoup moins chère.

Quel est le prix au détail de la vanille de Madagascar ?

En fait, le prix de vente au détail n’a rien à voir avec les prix de la vanille à son arrivée dans le pays importateur, ce qui est tout à fait logique. En effet, différents frais viennent s’ajouter au prix d’importation, comme l’emballage et le transport. En 2018, alors que le prix de la vanille était compris entre 600 et 700 dollars le kilogramme, le prix au détail pouvait facilement atteindre 2.990 € le kilo dans certains pays européens.

Quelles sont les exigences en matière d’importation ?


La vanille de Madagascar doit répondre aux contraintes relatives à l’hygiène et à la traçabilité, et ce conformément à la réglementation en vigueur. Certaines exigences peuvent causer en cas de non-respect, le refus du produit à la frontière ou son retrait du marché, lors des contrôles. Ainsi, pour le marché européen à titre d’exemple, la teneur de l’épice en résidus de pesticides (séchage artificiel au feu), ainsi que le taux de sa contamination en mycotoxines sont prédéterminés. Par contre, si la vanille de Madagascar contenait des salmonelles, elle serait interdite à l’importation, notamment pour le marché européen. Aussi, certaines pratiques de séchage peuvent causer une contamination en hydrocarbures aromatiques polycycliques.

En outre, certaines normes faisant partie de la Global Food Safety Initiative, peuvent représenter des critères de sélection lors du choix d’un fournisseur. On peut citer Food Safety System Certification (FSSC 22000) ou encore la British Retail Consortium (BRC) pour les importateurs du marché britannique.

Quelles opportunités sont possibles avec de la vanille importée ?

La vanille est le plus souvent importée en gousse entière, toutefois la transformation de cette épice en produits dérivés est effectuée dans les pays importateurs. La raison est que par souci de qualité, les importateurs préfèrent procéder eux-mêmes à la transformation de la vanille, en exerçant un meilleur contrôle sur le processus.

Quels sont les principaux concurrents de la vanille de Madagascar ?

Il y a tout d’abord la Jamaïque avec 6%, l’Indonésie avec 5.6%, l’inde avec 5% puis la Papouasie-Nouvelle-Guinée avec un taux de 2,6%. Même si la place de marché de ces pays est significative, elle est loin d’égaler celle détenue par l’île de Madagascar à elle seule. Cependant, au vu des nombreux problèmes dont souffre Madagascar en matière de culture de cette épice tant convoitée, ces petits pays producteurs-exportateurs pourraient jouer un rôle assez important à l’avenir, c’est pourquoi le gouvernement malgache doit réorganiser l’ensemble de la filière vanille.

Quels sont les problèmes pouvant nuire à la qualité de la vanille malgache ?

Hormis les catastrophes climatiques, la filière vanille souffre de plusieurs problèmes, comme le vol des récoltes poussant plusieurs paysans à récolter leurs gousses avant maturité. Aussi, parmi les problèmes dont souffre ce secteur, il y a le séchage rapide des gousses dans le but d’augmenter la vitesse de préparation, tout en réduisant les coûts de production. Ces pratiques impactent grandement la qualité de la vanille de Madagascar, laquelle risque de ne pas dévoiler tous ses arômes.

La vanille de Madagascar : une épice qui domine le marché international

La vanille, reine des épices, est très prisée en gastronomie, en cosmétique et même en médecine. A Madagascar, elle est cultivée principalement dans les forêts de la SAVA, région située dans le nord-est du pays, où elle occupe entre 25.000 et 30.000 hectares de plantations.

Son prix s’est envolé ces dernières années, pourtant les agriculteurs ne bénéficient aucunement de cette augmentation. De plus, ils subissent stress et peur à cause de l’insécurité qui règne dans les plantations de vanille. Les saveurs de cette épice sont parmi les plus demandées de l’industrie alimentaire (chocolats, boissons, confiseries, glaces…), par conséquent les paysans ont augmenté leur production. Les autres raisons de l’augmentation de la production de la vanille de Madagascar, sont nombreuses. La plus importante est la tendance actuelle des consommateurs à travers la planète, à acheter des produits alimentaires sans arômes artificiels ou ingrédients chimiques. En effet, la vanille de Madagascar est un produit biologique et non OGM. Les plus grands consommateurs sur le marché international sont les États-Unis et la France, suivis du reste de l’Europe et de l’Asie. Aussi, cette demande a poussé les principaux acteurs dans le domaine à améliorer la qualité de l’épice, afin d’acquérir un avantage concurrentiel sur le marché mondial de la vanille.

Actuellement, la consommation de la vanille de Madagascar a été affectée comme tous les produits par la pandémie mondiale de la Covid-19, sachant que les principaux consommateurs que sont les industriels (fabricants de boissons, de confiseries, d’autres produits alimentaires, de cosmétiques…), ont réduit leur production dans les usines.

Un bref retour en arrière

Durant les années 80, l’île de Madagascar ne produisait que 30% de l’offre mondiale, et le prix du kilogramme de vanille avoisinait alors les 50$. Dix-sept ans plus tard, l’île avait été frappée par un cyclone ayant ravagé la partie nord-est du pays. Sachant qu’il faut trois années à une plante pour produire des fèves, le prix de la vanille avait flambé, puis avait fini par s’effondrer. Plusieurs importateurs rapportaient que certains exportateurs demandaient 700$ pour le kilogramme de vanille préparée, le lundi, et qu’ils étaient prêts à la céder 20$ quatre jours plus tard. À cause des prix élevés, certains exportateurs avaient fini par faire faillite.

Évolution des prix depuis 2012

Le prix de la vanille de Madagascar est passé de 50 dollars le kilogramme en 2012 à 400 dollars le kilogramme en 2016, puis à 700 dollars le kilogramme en 2017. Durant cette dernière année, l’île avait souffert des ravages du cyclone Enawo, ayant détruit 30% de la récolte. Ces prix astronomiques n’ont pourtant pas freiné l’engouement des pays occidentaux autour des produits naturels.

Autrefois, le prix de la vanille de Madagascar était fixé par le gouvernement malgache qui formait un cartel avec la Réunion et les Comores. Les prix pratiqués à l’époque avaient poussé les importateurs à se tourner vers des produits moins chers, comme la vanilline synthétique, auprès de fournisseurs basés dans d’autres pays. Cette situation avait conduit alors le gouvernement malgache à mettre fin à la fixation des prix.

Au départ, même avec une certaine liberté les producteurs pratiquaient des prix raisonnables avant 2012. Ensuite, les consommateurs commençaient à se tourner vers tout ce qui est naturel, poussant les utilisateurs de vanille (les glaciers, par exemple) à modifier leurs recettes, en remplaçant la vanilline synthétique par de la vanille naturelle. Les industriels avaient également commencé à montrer de l’intérêt à la vanille naturelle, à l’instar de Nestlé et Hershey. C’est ainsi que la demande sur la vanille de Madagascar avait commencé à augmenter et les prix avec. Toutefois, le gouvernement malgache a décidé de reprendre les choses en main. Tout comme durant la dernière campagne de récolte, c’est le gouvernement malgache qui a fixé le prix de la vanille de Madagascar et non les spéculateurs ou les autres acteurs de la filière vanille. Ainsi, le prix pour la saison 2020-2021, a été fixé à 250 dollars FOB le kilogramme de vanille préparée. Cette initiative n’est évidemment pas du goût de certains exportateurs de vanille, lesquels déplorent cet interventionnisme.

Qui sont les plus grands consommateurs de la vanille de Madagascar ?

Arangi


Les États-Unis viennent en tête avec 42%, suivis de la France avec 18.8%, de l’Allemagne avec 11.8%, ainsi que des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Belgique et du Canada. La raison principale de la domination du marché de la vanille par Madagascar est que la demande des consommateurs a grandement favorisé le goût pour cette vanille si particulière. Près de 40% de la vanille exportée est destinée à l’industrie agroalimentaire, tandis que les 60% restants sont destinés à l’industrie cosmétique et pharmacologique.

Madagascar a maintenu sa position en dépit de la concurrence, de la montée en puissance de la consommation de la vanille synthétique et surtout de problèmes internes liés à la production de cette épice. Les principaux problèmes sont les catastrophes naturelles (cyclones, tempêtes…), les vols de récoltes, et la spéculation. Toutefois, concernant ce dernier point, l’État malgache tend à organiser la filière tout en minimisant le niveau de volatilité, et ce en fixant chaque année le prix, comme vu précédemment.

Où est produite la vanille de Madagascar ?

La plus grande zone de production de cette épice au niveau mondial, est la région de la SAVA, avec environ 70.000 agriculteurs. Cette activité représente 10% du PIB de l’île de Madagascar et près de 25 % de ses recettes d’exportation. La méthode de culture de cette épice est purement traditionnelle, sans mécanisation aucune, ni intrants agricoles. L’ensemble du processus de production nécessite des années de dur labeur, de patience, de rigueur, et de savoir-faire. Il faut plusieurs ouvriers et des centaines de manipulations pour chaque gousse de vanille, afin d’obtenir une vanille préparée de qualité.

Tout au long du processus, la production de la vanille de Madagascar, nécessite une main-d’œuvre importante notamment pour les étapes relatives à la pollinisation manuelle et à la préparation des gousses après la récolte. Cette épice nécessite énormément de temps et de patience, et c’est grâce à cela que la vanille de Madagascar a su rester au top, avec un profil aromatique unique et authentique à la fois. En effet, la saveur de la vanille de Madagascar est forte et crémeuse, de plus les gousses ont une forte teneur en vanilline.

Comment pourrait évoluer la situation à l’avenir ?


En dépit de la baisse de la demande actuellement, à cause du Coronavirus, le marché mondial de la vanille devrait reprendre à la hausse, à l’horizon 2025, selon les prévisions. Cette filière souffre plus de la spéculation que d’autre chose et c’est l’une des principales raisons ayant freiné certains industriels et autres grands consommateurs. En effet, le prix de cette épice a été multiplié par 14 en l’espace de cinq ans, ce qui est énorme. En dépit de cela, plusieurs acteurs tentent de remédier à cette situation, et certains observateurs sont optimistes et pensent qu’à l’avenir de nouveaux investisseurs feront leur entrée sur le terrain.

Pourquoi la vanille de Madagascar domine le marché mondial ?

La vanille de manière générale, et celle en provenance de Madagascar en particulier est utilisée dans l’industrie alimentaire pour aromatiser les boissons, les gelées, les sirops, les confitures, les glaces et le chocolat. Elle est également employée dans l’industrie pharmaceutique, pour ses nombreuses vertus pour la santé, notamment grâce à ses propriétés antioxydants, toniques, relaxantes, aphrodisiaques, antibactériennes, apéritives et digestives. Ainsi, en plus de soigner les troubles de la peau (déshydratation, rides…), elle est efficace contre la dépression, le manque de concentration et la fatigue intellectuelle.

Les bienfaits de la vanille de Madagascar

Beaucoup de personnes associent la vanille de Madagascar uniquement à son goût divin, ignorant ses nombreux bienfaits à la fois pour la santé physique et mentale. Voici ses principales vertus :

  • Antidépresseur

Tout comme le chocolat, la vanille de Madagascar aide à lutter contre le stress, la dépression et même contre les crises d’hystérie. Elle peut également être utilisée pour retrouver le sommeil.

  • Stimulateur du système nerveux 

La vanille contribue à lutter contre la fatigue intellectuelle, améliore la concentration, ainsi que la mémoire.

  • Aphrodisiaque

Aphrodisiaque naturel, la vanille augmenterait la libido grâce à son goût et à son parfum. Elle serait utilisée en Amérique Latine pour la préparation de philtres d’amour. Toutefois, en dépit du fait que son parfum agisse comme une phéromone, la science n’a pas confirmé ces vertus.

  • Antioxydant

Grâce aux polyphénols, la vanille aide l’organisme à lutter contre les radicaux libres, en ralentissant le vieillissement cellulaire, tout en régénérant la peau. Elle est utilisée également pour hydrater la peau en profondeur. Pour toutes ces raisons, on retrouve souvent la vanille dans de nombreux produits cosmétiques (crèmes hydratantes, shampoings, crèmes de douche…).

  • Antiseptique

La vanille de Madagascar a des vertus antiseptiques. Elle a longtemps été utilisée par certaines cultures pour soigner les morsures d’animaux et piqures d’insectes.

  • Digestive

Grâce à son goût exceptionnel, la vanille contribue à stimuler l’appétit, ainsi que les enzymes digestives.

  • Amincissante

Grâce au sucre qu’elle contient (14.4g pour 100g d’extrait aqueux de vanille), la vanille permet de diminuer les proportions de sucre utilisées dans les différentes préparations culinaires, tout en leur conférant un goût unique. Elle représente ainsi, un allié minceur non négligeable.

  • Lutte contre l’insomnie

Une infusion à la vanille peut aider à retrouver le sommeil, grâce à ses propriétés relaxantes et sédatives.

Comment l’utiliser de sorte à profiter de ses nombreuses vertus ?


Pour bénéficier des vertus de la vanille de Madagascar, il faut utiliser la gousse fendue dans le sens de la longueur. Ainsi, il est possible de parfumer toute sorte de boissons chaudes et froides, comme une infusion végétale, du thé, un cocktail, du lait chaud ou du chocolat chaud. Il est également possible d’en bénéficier, en aromatisant simplement les différentes préparations culinaires.

Pour une utilisation cutanée et capillaire, employer de l’huile essentielle de vanille. Aussi, il est possible de préparer du macérât en mettant dans un bocal en verre transparent, des gousses de vanille fendues dans le sens de la longueur, ainsi que les graines grattées, dans l’huile de sésame, de jojoba ou de tournesol. Il faut mettre deux gousses de vanille dans l’équivalent de 100 ml d’huile. Laissez macérer pendant deux ou trois semaines à la lumière, en agitant le bocal de temps à autre. Utilisez-le macérât pour hydrater et adoucir la peau et même les cheveux. Il peut également être employé comme huile de massage.

Pour bénéficier des nombreux bienfaits de la vanille de Madagascar, n’hésitez pas à acheter une vanille de qualité supérieure, auprès de cette boutique en ligne : https://www.vanille-de-madagascar.com/.

La vente en ligne de vanille de Madagascar

La vanille varie en parfums et en saveurs en fonction de l’endroit où les gousses sont cultivées. Du Mexique d’où elle est originaire, à Tahiti, en passant par l’Inde et Madagascar ; la vanille est cultivée dans plusieurs endroits de la planète. Elle est issue de diverses orchidées, comme : Vanilla Planifolia, Vanilla Pompona Schiede et Vanilla Tahitiensis. Chaque variété offre un bouquet unique de saveurs. Parmi les gousses de vanille les plus réputées et les plus appréciées, figure la vanille de Madagascar. Produite dans la région de SAVA, la vanille de Madagascar est une vanille à forte teneur en vanilline. Quelle que soit l’utilisation pour laquelle elle est destinée, cette vanille déborde de saveurs et d’arômes, en plus de la richesse de la gousse en minuscules graines noires.

Qu’est-ce qui fait la particularité de la vanille de Madagascar ?

On aimerait trouver de la vanille de qualité dans les supermarchés, épiceries et grandes surfaces. Toutefois, la vanille qu’on y trouve est parfois de qualité discutable. Il suffit parfois d’observer les gousses conditionnées dans des tubes en verre ou dans d’autres types d’emballages, pour distinguer une gousse de bonne qualité d’une gousse de qualité médiocre. Ainsi, elle doit être assez charnue, avec une couleur uniforme marron chocolat et être brillante sans être luisante. La vanille de Madagascar est un produit bio. Aussi, elle est réputée pour son taux de vanilline élevé, ainsi que son inscription au label « Bourbon ». Elle est très appréciée pour ses notes « cacaotées », ainsi que sa belle couleur brune foncée.

Issue d’une orchidée hermaphrodite, la production de la vanille de Madagascar est longue et assez complexe, notamment en ce qui concerne la pollinisation des fleurs, qui doit se faire entièrement à la main ! En effet, à défaut de pollinisateurs, les ouvriers ou les ouvrières appelées parfois « les marieuses » procèdent à la fécondation des fleurs, l’une après l’autre, sachant qu’elles ne fleurissent qu’entre 10h et 12h. Après neuf mois d’attente, les ouvriers procèdent à la cueillette des fruits, puis doivent passer 3 mois à préparer les gousses, avec une centaine de manipulations pour chacune des gousses. Ce n’est qu’à l’issue de toutes ces étapes, qu’on peut espérer obtenir une vanille Bourbon de haute qualité. En plus de l’intervention de l’Homme, la qualité de la vanille de Madagascar est obtenue grâce à des conditions climatiques favorables, similaires à celles de son pays d’origine. Tous ces facteurs forgent la saveur si particulière de la vanille de Madagascar.

Qui sont les plus grands acheteurs de la vanille de Madagascar, et comment procèdent-ils pour s’approvisionner ?


La vanille de Madagascar représente 70% de la consommation mondiale. Les plus grands importateurs sont les États-Unis, la France et l’Allemagne, suivis du reste de l’Europe et de l’Asie. Les plus grands consommateurs sont les industriels. Il peut s’agir de chocolatiers, de confiseurs, de glaciers, de pâtissiers, de producteurs de sodas, de parfumeurs, de chefs restaurateurs ou de grossistes, entre autres. Ils ont la possibilité d’acheter directement auprès d’exportateurs établis à Madagascar, et se faire expédier les cartons à l’adresse souhaitée qu’elle soit résidentielle ou professionnelle. Les produits sont expédiés directement des plantations par les producteurs exportateurs ou exportateurs. Les acheteurs peuvent également acheter en ligne de manière extrêmement rapide et se faire livrer leur vanille à partir d’entrepôts basés en Amérique du Nord, en Europe voire même en Asie, sachant que les délais d’expédition varient entre 2 et 4 jours ouvrables. Quelle que soit la destination de la vanille Bourbon de Madagascar, cette épice est expédiée de la côte Est malgache, à partir de Sambava, Tamatave, Antalaha… vers les autres pays.

Où et comment acheter de la vanille de qualité en ligne, quand on est un particulier ?

La vanille de Madagascar est achetée dans le but d’être conditionnée puis revendue aux petits consommateurs dans les supermarchés, dans les épiceries fines mais aussi en ligne. Pour acheter de la vanille, les particuliers peuvent également se connecter sur des sites généralistes comme Amazon, sachant que pas moins de 37 entreprises basées aux États-Unis, en Europe, et en Asie vendent de la vanille, en ajoutant au prix environ 20 à 40% de marge, sans oublier les frais d’expédition. Aussi, plusieurs boutiques en ligne proposent de la vanille de Madagascar. Les formes de vanille vendues en ligne sont diverses, elle est disponible sous forme de gousses, d’extrait naturel de vanille, de poudre, de grains séchés, de sucre vanillé ou d’huile de vanille. Le choix offre ainsi aux consommateurs une multitude d’usages : culinaires, cosmétiques…

Parmi les distributeurs de vanille en ligne, on peut citer https://www.vanille-de-madagascar.com/. A titre d’exemple, on peut commander pour le prix de 29.90€, une pochette contenant 10 gousses de vanille Bourbon de Madagascar, avec une longueur de 18cm. Evidemment, ce fournisseur propose d’autres offres aussi intéressantes les unes que les autres. Aussi, Vanille-de-madagascar.com propose à ses clients un blog riche en informations relatives à la vanille, ainsi que des idées recettes.

La vanille de Madagascar : une épice très convoitée

Connue comme la « reine des épices », la vanille de Madagascar est la deuxième épice la plus chère au monde après le safran. Particulièrement consommée en hiver, elle agrémente biscuits, pâtisseries, desserts et toute sorte de préparations culinaires. De nos jours, la vanille prête sa saveur également aux plats salés, qu’elle relève avec un certain mystère. La vanille a d’autres usages, notamment en cosmétique, en aromathérapie et en médecine.

Le berceau de cette épice tant prisée est le golfe du Mexique, où les Totonaques la cultivaient et la vendaient à leurs voisins les Aztèques, lesquels l’utilisaient pour adoucir l’amertume de leur boisson préparée avec du cacao. La vanille a ensuite été introduite en Europe, puis dans l’Océan Indien, plus précisément dans l’île de La Réunion. Elle a ensuite été plantée dans d’autres îles de l’Océan Indien, à l’instar de Madagascar, où sa culture a prospéré, notamment grâce au savoir-faire ancestral des agriculteurs malgaches. A elle seule, l’île couvre 70% des besoins mondiaux en vanille.

Quelles sont les raisons qui font que la vanille de Madagascar soit très convoitée ?

Cette épice est issue d’une orchidée appelée Vanilla Planifolia. Elle est cultivée à Madagascar, principalement dans la région de la SAVA. Elle regorge d’arômes et de parfums procurant aux consommateurs une agréable sensation en bouche. Aussi, les gousses de la vanille de Madagascar sont pulpeuses, souples et lisses au toucher, et ont une jolie couleur brun foncé. Alors que beaucoup ne connaissent de la vanille de Madagascar que son apparence, son goût ou son parfum, ils ignorent cependant ses nombreuses vertus et bienfaits pour notre équilibre physique et psychique.

Voici en résumé, les principales qualités qui font que la vanille de Madagascar soit une épice très convoitée :

  • La vanille de Madagascar est de plus en plus employée dans le domaine médical, sachant qu’elle était déjà utilisée traditionnellement sous forme d’huile essentielle et d’infusion. Elle est considérée comme un puissant antiseptique et sert à soulager les piqûres et les morsures d’animaux. Elle est également prisée pour ses effets apaisants et régulateurs du système nerveux. Actuellement, elle est considérée comme un remède efficace contre les insomnies, le stress, la fatigue intellectuelle, le manque de concentration et les troubles de mémoire. Tout comme le chocolat, elle représente un antidépresseur naturel recommandé dans les moments de chagrin.

Aussi, ses vertus digestives et apéritives font qu’elle stimule les enzymes digestives, ouvre l’appétit et apaise les maux de l’appareil digestif comme les nausées et les diarrhées, entre autres. Grâce à sa teneur naturelle en sucre, elle représente un allié minceur idéal, en étant consommée, par exemple avec du yaourt naturel. Par ailleurs, la vanille de Madagascar est réputée pour ses vertus aphrodisiaques, sachant que ses essences volatiles permettent de stimuler les sens et la libido.

  • La vanille de Madagascar est également utilisée en cosmétique où elle est convoitée pour ses vertus adoucissantes, nourrissantes et antioxydants à la fois. Arme redoutable contre le vieillissement cutané, grâce à sa forte teneur en polyphénols, elle est utilisée pour régénérer et restructurer la peau. On la retrouve ainsi, dans les crèmes hydratantes, les gels douchent, les shampoings…
  • Cette épice est sucrée et chaude à la fois. Elle a des fragrances orientales gourmandes, envoûtantes et suaves, c’est pourquoi elle est très utilisée en parfumerie. Les parfums à la vanille envoient des messages positifs, ils développent entre autres, l’ambition et la volonté. À titre d’exemple, on peut citer les parfums « Jicky » et « Shalimar » de Guerlain, « Angel » de Thierry Mugler, « N° 5 » de Chanel, « Opium » d’Yves Saint Lurent, ainsi que l’eau de parfum « Amour » de Kenzo… La vanille employée en parfumerie est utilisée sous forme de teinture (gousses trempées dans de l’alcool), de résinoïde (matière première séchée), ou sous sa forme absolue.

Pour toutes ces raisons, la vanille de Madagascar est consommée à travers la planète. Toutefois, pour la choisir, on préfèrera des gousses longues, généreuses, brillantes sans être luisantes avec une couleur foncée. Voilà donc des critères importants à prendre en compte avant d’acheter sa vanille de qualité.

Où acheter de la bonne vanille de Madagascar ?

En achetant auprès des grandes surfaces, par exemple, le consommateur a de fortes chances de tomber sur une vanille de petite taille, sèche voire même cassante, et qui a perdu sa saveur et son parfum. Pour cette raison, il est préférable de se tourner vers les épiceries fines ou les boutiques en ligne, comme https://www.vanille-de-madagascar.com/. Le consommateur a le choix entre plusieurs possibilités d’achat en fonction de son budget et surtout de ses besoins. En effet, lorsqu’on n’est qu’un petit consommateur, il est préférable d’acheter de la vanille de Madagascar régulièrement que de constituer un stock prévu pour plusieurs mois ou années, et ce même si elle se conserve pendant une période assez longue.

La vanille de Madagascar est-elle en péril ?

La chose la plus frappante concernant la vanille de Madagascar est son processus de production qui est long et laborieux. Il nécessite beaucoup de temps et d’attention, en plus de l’intervention de plusieurs ouvriers. Cependant, cette filière est cernée par plusieurs difficultés comme :

  • Le vol des récoltes

La pauvreté ainsi que la flambée du prix de la vanille, ont conduit au développement du vol, des agressions et des meurtres. Cette situation nuit énormément à l’agriculteur qui peut subitement perdre une partie ou la totalité de sa récolte. À cause de cette pratique, plusieurs producteurs ont construit des cabanes à l’intérieur de leurs plantations où ils dorment armés de sabres et de fusils. Les autorités pour leur part ont mis en place un système de poinçonnage obligatoire, permettant de retracer l’origine des gousses de vanille, ce qui permet aux agriculteurs de reconnaître leur production en cas de vol. De plus, par crainte de se faire voler leur vanille, sachant que c’est leur unique source de revenus, certains paysans récoltent leurs gousses avant maturité, même si cette pratique est interdite par la loi.

  • Les catastrophes naturelles

Située au milieu de l’Océan Indien, l’île de Madagascar est sujette aux cyclones et autres intempéries. Même si le pays fait partie des pays les plus riches de la planète en matière de diversité biologique, ces catastrophes climatiques représentent une menace sérieuse pour l’agriculture en général et la vanille de Madagascar en particulier. Le tristement célèbre « Enawo », dernier cyclone en date, a détruit 30% de la récolte.

  • La vanille synthétique

Même si rien ne pourrait remplacer la vanille naturelle, la vanille synthétique est de plus en plus utilisée par les industriels, à cause de la flambée des prix de la vanille naturelle. En effet, cet arôme de synthèse coûte environ 40 fois moins cher que la vanille naturelle. Il est issu du pétrole. Mais il peut également être extrait du son de riz, de la curcumine ou de l’épicéa.

  • Les spéculateurs

Les plus grands opérateurs de cette filière stockent de la vanille qu’ils rachètent aux producteurs et surenchérissent sur son prix, dans le but de tirer un maximum de profit. Contrairement aux intermédiaires, les paysans ne profitent aucunement de la hausse des prix.

  • Le conditionnement sous vide

Dans le but d’obtenir des gousses plus « juteuses », certains producteurs malhonnêtes conditionnent leur vanille sous vide afin qu’elles se gorgent en eau, ce qui augmente de ce fait leur masse. Cette pratique nuit grandement à la vanille de Madagascar dont la qualité en prend un coup.

  • La récolte précoce

Plusieurs des facteurs cités plus haut sont responsables de la récolte prématurée des gousses. Le vol des récoltes, la surenchère et les catastrophes naturelles poussent de plus en plus d’agriculteurs à récolter leur vanille précocement. Ceci a un impact négatif sur la qualité de l’épice, sachant que le taux de vanilline, molécule responsable de l’arôme si particulier à la vanille, ne sera pas aussi important que dans une vanille ayant été cueillie à maturité.

La plupart de ces facteurs, lorsqu’ils sont conjugués sont responsables de l’augmentation du prix de la vanille de Madagascar, notamment face à une demande internationale en hausse.

La vanille de Madagascar est-elle en péril ?


En dépit de tout ce qui a été dit précédemment, la vanille de Madagascar n’est pas vraiment en péril, à condition toutefois qu’elle soit réorganisée et mieux encadrée par le gouvernement, notamment en ce qui concerne les prix. Par ailleurs, la vanille Bourbon de Madagascar bénéficie d’une excellente réputation sur le plan international, sachant que près de 80% de la production est destinée à l’exportation. Qu’elle soit destinée aux industriels ou à être revendue aux particuliers, sa réputation n’est plus à faire. Cependant, l’ensemble des acteurs de la filière devront prendre en considération l’existence sur le marché mondial de sérieux concurrents, proposant une vanille de qualité similaire avec un prix moindre. Pour avoir plus de détails sur la vanille de Madagascar, se connecter au site : https://www.vanille-de-madagascar.com/, et consulter le blog qui offre aux lecteurs une multitude d’informations au sujet de l’épice phare de Madagascar. Aussi, ce site dispose d’une boutique en ligne, offrant une vanille d’excellente qualité.

La récolte de la vanille de Madagascar

Qui de nous ne connaît pas la vanille de Madagascar ? En effet, très réputée à travers la planète, cette épice d’exception est particulièrement appréciée pour la générosité de ses gousses et leur arôme si particulier. Toutefois, derrière cette épice, se cachent des années de dur labeur et de patience. Sur l’île, c’est au niveau de la SAVA que tout se joue. Cette région située au nord-est de l’île est considérée comme le cœur fertile de la vanille de Madagascar, où plein de paysans excellent dans l’art de cultiver cette épice, grâce à un savoir-faire ancestral. Par ailleurs, la vanille est considérée comme l’unique source de revenus de la plupart des familles résidant dans la SAVA, et ce qu’elles soient propriétaires des exploitations ou que leurs membres travaillent en tant qu’ouvriers pour les exploitants.

Environ 7 gousses sur 10 consommées dans le monde proviennent de l’île de Madagascar. En effet, cette dernière produit chaque année des centaines de tonnes pour répondre à la demande mondiale. Pour la saison 2020, environ 2.000 tonnes de vanille de Madagascar ont été produites.

Comment est récoltée la vanille de Madagascar ?


Avant, il faut savoir que les graines mettent jusqu’à cinq ans pour produire des gousses. Dès la troisième année, les plants fleurissent, cependant la durée de la floraison est très courte et nécessite l’intervention humaine pour la fécondation, faute de pollinisateurs naturels. Après cette intervention, il faudra attendre 8 à 9 mois pour cueillir les gousses arrivées à maturité, et ce lorsqu’elles ont une couleur vert clair. Passé ce délai, les gousses commencent à se fendre par le bas.

Ainsi, pour obtenir une vanille de Madagascar de qualité, les gousses doivent être récoltées au bon moment. Cependant, ces dernières années, de plus en plus de paysans procèdent à la cueillette des gousses avant leur complète maturité, et cet avant même l’ouverture officielle de la campagne de récolte.

Quelles en sont les causes ?

  • Le vol de récolte

La précarité dans laquelle vivent certains habitants de l’île, conjuguée au prix alléchant de la vanille de Madagascar, conduit ces personnes au vol de récoltes. Ces voleurs sont malheureusement prêts à tout, même au meurtre pour atteindre leur objectif. Ce fléau a généré une grande insécurité dans le milieu, poussant les paysans à dormir dans leurs plantations, munis d’armes à feu et d’armes blanches. Le plus souvent, ils recourent à la cueillette prématurée pour sauver leur récolte.
Pour limiter les vols, les autorités ont pris certaines mesures, comme le poinçonnage obligatoire des gousses, afin d’assurer leur traçabilité et de dissuader les voleurs. Cette année, pas moins de 600 kilos de vanille volée ont été restitués à leurs propriétaires. De plus, les autorités recommandent aux paysans d’éviter de lyncher les voleurs, tout en leur recommandant de faire appel à eux dans le cas où ils surprendraient des voleurs dans leurs plantations.

  • Les cyclones

L’île est réputée pour ses cyclones dévastateurs. Certaines catastrophes endommagent parfois les récoltes de vanille de Madagascar, ce qui pousse les agriculteurs à cueillir leurs gousses avant terme, par peur de perdre la totalité de leur récolte. En 2012, l’île a été frappée par le cyclone Giovanna, 5 années plus tard elle a été ravagée par le cyclone Enawo, ayant dévasté plus du tiers de la récolte de vanille.

Quelles sont les conséquences d’une récolte prématurée sur la qualité de la vanille de Madagascar ?

Cette pratique a une grande incidence sur le pourcentage de vanilline contenu dans les graines. En effet, cette molécule ne se développe que durant les dernières semaines précédant la récolte des gousses. Une vanille de très bonne qualité en contient jusqu’à 2,5%, alors qu’une vanille de mauvaise qualité contient environ 1% de vanilline. De plus, une vanille cueillie prématurément présente de grands risques de fermentation et de moisissures.

La vanille est récoltée sous diverses formes :

  • Gousses non mûres

Comme vu précédemment, le résultat d’une cueillette avant terme est décevant, même si les étapes de préparation sont respectées par les producteurs. Souvent, après les trois mois de raffinage des gousses de vanille de Madagascar, on peut distinguer celles qui sont récoltées prématurément des gousses cueillies à maturité. Alors que ces dernières ont une jolie couleur brun foncé avec un aspect brillant, les autres sont encore vertes par endroits.

  • Gousses de vanille mûres

Cueillies au moment opportun, lorsque leur pointe commencer à peine à jaunir, ces gousses sont les plus demandées sur le marché local et international. En effet, leur aspect extérieur est uniforme avec une jolie couleur brun foncé. Elles sont aussi lisses au toucher et brillantes. De plus, les gousses sont longues et généreuses à la fois.

  • Gousses de vanille fendues

Passés les neuf mois, les gousses non cueillies se fendent et le fruit contient un taux de sucre plus élevé que les autres. Alors que beaucoup rejettent ces gousses en pensant qu’elles sont de moindre qualité, certains connaisseurs préfèrent cette forme, car les gousses révèlent une impressionnante palette aromatique, en plus de leur taux de sucre élevé.

À quel marché est destinée la récolte ?

La vanille de Madagascar est destinée au marché international, sachant qu’elle couvre plus de 70% des besoins mondiaux. Ses premiers importateurs sont les États-Unis, l’Allemagne, la France et l’Asie, entre autres. Il s’agit dans la plupart des cas d’industriels comme les chocolatiers et les parfumeurs, mais également de grossistes.

Comment et où acheter une vanille de qualité ?

Pour un particulier, il est difficile de s’approvisionner, notamment avec la multitude de produits disponibles sur les étalages des grandes surfaces et des épiceries fines. Avant d’acheter, il faudra d’abord qu’il sache reconnaître une vanille de bonne qualité, sachant que la gousse devra avoir la bonne taille, être assez grasse, avoir un aspect lisse et brillant à la fois et une jolie couleur brun foncé. Une vanille de mauvaise qualité est souvent de petite taille, terne, plate, sèche et cassante. Pour acheter de la bonne vanille, il est également possible d’acheter auprès de boutiques officielles en ligne, comme https://www.vanille-de-madagascar.com/.

Prix d’importation et d’exportation de la vanille de Madagascar

Le prix de la vanille de Madagascar évolue d’année en année. Alors qu’il était d’environ 70 $ le kilogramme à l’exportation en 2014, le prix a été multiplié par dix quatre années plus tard, atteignant les 700 $ le kilogramme. Il est redescendu à 550 $ en 2019.

Quelles sont les raisons de cette flambée des prix ?

  • La pollinisation artificielle

À Madagascar, comme dans toutes les autres îles cultivant la vanille Bourbon, la pollinisation des fleurs de vanille se fait entièrement à la main, faute de pollinisateurs naturels (insectes, oiseaux). Dans le pays d’où est originaire l’orchidée Vanilla Planifolia (Mexique), la fécondation est assurée par l’abeille Mélipone. Ce processus long et laborieux est exécuté parfois par des enfants et souvent par des femmes surnommées « les marieuses ». Les fleurs du vanillier ne fleurissent qu’une fois par an. À l’aide d’un bâtonnet fin, ces ouvrières prélèvent du pollen sur le pistil pour le déposer ensuite sur le stigmate.
Par ailleurs, concernant la culture de la vanille, l’ensemble du processus est long et nécessite beaucoup de temps et de main d’œuvre.

  • Le vol des gousses de vanille

La vanille de Madagascar est très demandée sur le plan international. À cause de l’envolée vertigineuse de son cours ces dernières années, les agriculteurs sont souvent victimes de vols pouvant tourner parfois au drame.

  • Les conditions climatiques

Madagascar est souvent victime d’évènements climatiques plus ou moins dangereux. En 2017, l’île a été victime du cyclone Enawo classé 4/5 sur l’échelle d’intensité et qui a endommagé 30% de la récolte.

  • L’augmentation de la consommation des produits naturels

Plusieurs industriels ont adopté la tendance « naturelle » dans leur processus de fabrication. Qu’il s’agisse de produits alimentaires, de cosmétiques ou de parfums, certains se sont engagés à éliminer arômes et parfums artificiels de leurs produits.

Combinés, tous ces facteurs ont encouragé l’envolée des prix de la vanille de Madagascar ces dernières années.

Quelles sont les conséquences ?

Inquiétés par les vols de leurs récoltes, plusieurs agriculteurs malgaches procèdent à la cueillette des gousses de vanille avant maturité. Cette pratique mène à une diminution de la qualité, à cause notamment de la baisse du pourcentage de vanilline, molécule conférant à la vanille son arôme si particulier. D’ordinaire, le taux de vanilline est compris entre 1,6 et 1,8%, mais à cause de cette pratique, il peut chuter jusqu’à 1%. De plus, à cause de la cueillette prématurée des gousses de vanille de Madagascar, la production d’un kilogramme de vanille préparée peut nécessiter jusqu’à 8 kilogrammes de vanille verte. En respectant les conditions de cueillette ordinaire, il faut l’équivalent de 6 kilogrammes de vanille verte pour obtenir 1 kilo de vanille préparée.

Par ailleurs, certains industriels habitués à utiliser de la vanille naturelle dans leurs produits, se sont tournés vers la vanille de synthèse à cause des prix exorbitants de la vanille naturelle, notamment celle en provenance de l’île de Madagascar. Ces industriels sont déjà touchés par les répercussions de la crise engendrée par la pandémie de la Covid-19. Ceci impacte également l’activité des importateurs qui pourraient réduire les volumes de vanille naturelle importés.

Quelles sont les mesures prises par le gouvernement malgache ?


Craignant un retournement du marché de la vanille avec une baisse brutale des prix, le ministère du commerce malgache a fixé le prix de cette épice à 250 $ le kilogramme pour cette année.

Par ailleurs, la récolte de 2020 (2.000 tonnes) étant supérieure à la demande mondiale, les exportateurs craignent que les importateurs ne retardent leurs commandes pour bénéficier de prix encore plus avantageux. Ils redoutent également d’être confrontés à des concurrents issus d’autres pays comme l’Indonésie, offrant une vanille haut de gamme, vendue parfois à moins de 180 $ le kilogramme.

Comment sont fixés les prix de vente une fois la vanille importée ?

Évidemment plusieurs facteurs interviennent dans la fixation des prix, qu’il s’agisse d’achat en gros ou au détail. Les quantités commandées déterminent en partie le prix de vente, ensuite les frais d’expédition et les taxes douanières viennent s’ajouter au total à payer, lorsque le client final se fait expédier sa commande à partir d’un autre pays. À titre d’exemple, pour un industriel, il est possible de se faire livrer une commande de vanille de Madagascar à partir d’entrepôts basés aux États-Unis. Évidemment, il ne paiera pas 250 $ le kilogramme de vanille, mais un peu plus. Pareil pour un particulier qui achète sa gousse de vanille en grande surface ou dans une épicerie fine, il paiera d’autres frais en plus du prix de l’importation de la vanille. Néanmoins, les nombreux bienfaits de cette épice sur notre santé physique et psychique en valent la peine, notamment si nous l’achetons auprès de boutiques en ligne, comme https://www.vanille-de-madagascar.com/.

La place de la vanille de Madagascar au niveau international

Connue mondialement pour sa douce saveur aromatique, la vanille de Madagascar tient une place importante sur le plan international. Très utilisée en pâtisserie, en confiserie, en cosmétique et même en médecine, cette épice est très recherchée pour ses nombreuses qualités gustatives aromatiques, ainsi que ses nombreuses propriétés médicinales.

Un kilogramme de vanille nature a plus de valeur qu’un kilogramme d’argent. En effet depuis une décennie, le prix de cette épice tant convoitée ne cesse d’augmenter, et certains experts avaient tiré dernièrement la sonnette d’alarme quant à la nécessité de baisser les prix de l’or noir à l’export, au risque de subir une baisse extrême et subite. Pour la saison 2020, les autorités malgaches ont déjà fixé le prix de la vanille, qui est de 250 dollars FOB le kilogramme. Aussi, pour mieux organiser la filière, une liste des acteurs autorisés à exporter la vanille de Madagascar est dressée annuellement.

Mais comment cette grande île en est-elle arrivée à dominer l’industrie de la vanille sur le plan mondial ?


Il faut savoir que Madagascar n’est pas le pays d’origine de la vanille. En effet, l’orchidée Planifolia dont est issue la vanille de Madagascar vient du golfe du Mexique, où elle a longtemps été cultivée par les Totonaques, établis à l’époque près de la ville actuelle de Veracruz. À l’arrivée des conquistadors espagnols, ces derniers subjugués par le goût d’une boisson à base de cacao, aromatisée à la vanille, décidèrent d’exporter quelques plans de vanille en Europe. C’est à partir de là que la vanille s’est retrouvée à l’île Bourbon (La Réunion), puis dans les autres îles de l’Océan Indien (Madagascar, les Seychelles, l’archipel des Comores, ainsi que l’île Maurice). Cependant, elle s’est mieux développée à Madagascar que dans les îles voisines. Grâce au savoir-faire et à la patience des producteurs malgaches, cette épice est largement cultivée et préparée sur l’île, notamment dans la région de la SAVA, située dans le nord-est du pays. Sa procédure de récolte est extrêmement laborieuse et complexe, d’où le prix élevé de cette épice.

Par ailleurs, parmi les raisons ayant fait que Madagascar domine le monde en matière d’exportation de vanille, on peut citer son climat propice à la culture de cette épice. En effet, il est similaire à celui du Mexique, le berceau de la vanille. La culture de la vanille Planifolia exige un sol bien drainé, riche en matières organiques. Aussi, elle nécessite un climat tropical, avec des températures comprises entre 20 et 30°C et des précipitations atteignant les 2.500 mm annuellement. Aussi, la culture du vanillier se fait sous des altitudes inférieures à 700 mètres, entre 25° de latitude Nord et Sud.

Ensuite, la vanille de Madagascar est prisée pour ses saveurs que tout le monde reconnaît. En plus de sa saveur sucrée, généreuse et crémeuse, elle est parfaite pour presque toutes les spécialités culinaires, même pour les plats salés.


En outre, le procédé de pollinisation de la vanille est entièrement manuel, une technique inventée par un jeune esclave du nom de Edmond Albius. Revenons en arrière pour comprendre l’histoire de cette pollinisation artificielle. À l’époque où la vanille Planifolia a été introduite sur l’île de la Réunion, les plants sont restés infertiles pendant 2 siècles à cause de l’absence de l’abeille Mélipone. C’est alors que Edmond Albius, un adolescent âgé alors de 12 ans, a réussi à féconder la fleur du vanillier, en rapprochant les étamines du stigmate de l’orchidée, afin qu’il y ait du pollen sur chaque pistil. Jusqu’à aujourd’hui, la fécondation se fait de manière artificielle par des ouvriers, sachant qu’ils procèdent à la pollinisation d’un millier de fleurs par jour, environ.

Le marché international de la vanille n’est pas organisé par une bourse. Madagascar, le leader de la vanille, est l’un des pays les mieux organisés, car les autorités malgaches ont établi une sorte de réglementation tarifaire, en plus du contrôle de qualité imposé aux exportateurs.

Ces facteurs ont fait que par le passé, la vanille de Madagascar présentait un excellent rapport qualité/prix, et c’est ce qui lui a permis de s’imposer dans le monde, et ce en dépit de l’évolution négative de la situation depuis 2011. En effet, le prix de la vanille de Madagascar avait atteint les 700 $ US/kilogramme, et ce principalement à cause des catastrophes climatiques, associées à une augmentation de la demande mondiale. La réputation de la vanille malgache, acquise par le passé, a engendré une dépendance sans pareil, et aujourd’hui Madagascar couvre plus de 70% des besoins mondiaux en vanille.

Où acheter une vanille Bourbon de Madagascar de qualité ?

Il est possible d’en acheter auprès des grandes surfaces, toutefois, il faudra vraiment faire attention à sa qualité, sachant que la gousse est souvent sèche, voire cassante, en plus d’être de petite taille. Autrement, il est possible d’en trouver auprès des épiceries fines, ou en ligne, auprès de boutiques spécialisées comme https://www.vanille-de-madagascar.com/

Historique : les origines de la vanille de Madagascar

A l’origine, la vanille était méconnue sur la grande île de Madagascar, car cette épice est venue d’un autre continent. Elle est issue d’une orchidée sauvage lianescente, connue sous le nom de « orchidée Planifolia », c’est la seule orchidée dont le fruit est comestible. Elle est originaire du Mexique en Amérique Centrale, où elle était utilisée par les Aztèques. Ces derniers vénéraient la vanille qui portait le nom « Tlilxochilt ». Ils l’utilisaient pour agrémenter une boisson à base de cacao, qui n’était destinée alors qu’aux guerriers et aux nobles. Toutefois, alors que beaucoup pensent que la vanille était cultivée par les Aztèques eux-mêmes, la réalité était autre. En effet, ces derniers ne faisaient qu’acheter cette épice à leurs voisins les Totonaques, qui se trouvaient dans le golfe du Mexique, près des villes actuelles de Papantla et Veracruz.

Au 16ème siècle, vers 1529, les conquistadors et à leur tête Hernan Cortès qui avait découvert la boisson à la vanille et au cacao, ont rapporté des gousses de vanille en Espagne. Ayant découvert à son tour la fameuse épice, Louis XIV décide alors d’introduire la vanille dans l’île Bourbon vers 1630, l’actuelle île de La Réunion. Toutefois, faute de pollinisateurs (abeille endémique appelée Mélipone), les vanilliers sont demeurés infertiles pendant presque deux siècles, jusqu’à ce qu’un jeune esclave répondant au nom de « Edmond Albius », découvre en 1841 la pollinisation artificielle exercée manuellement. En effet, le jeune garçon de 12 ans rapproche les étamines du stigmate de l’orchidée, de sorte qu’il y ait du pollen sur chaque pistil, et c’est grâce à son geste que le miracle se produisit enfin. Et c’est de cette manière que l’on découvrit la méthode de fécondation artificielle sur l’île ; une méthode pratiquée encore de nos jours, faute d’insectes ou d’oiseaux pollinisateurs. Sept ans après la découverte d’Albius, l’île Bourbon commença à exporter ses premières gousses de vanille. Sa culture fut ensuite généralisée aux principales îles de l’Océan Indien : Madagascar, les Comores, Mayotte et les Seychelles.

On raconte que la première pollinisation manuelle aurait été pratiquée en 1836 par Charles Morren, botaniste exerçant au Jardin botanique de Liège en Belgique et la seconde, une année plus tard par le Français Joseph Neumann, responsable des serres au Jardin du Roi.

Comment la vanille a été introduite à Madagascar ?

Vers 1880, des planteurs réunionnais ont introduit la vanille à Nosy Be. Depuis, sa culture a été élargie aux régions orientales de l’île, où le climat est similaire à celui de la région d’origine de la vanille, sachant que la culture de cette orchidée s’effectue sous des latitudes de 25°N à 25°S, et nécessite un climat tropical avec des précipitations de l’ordre de 2.500 mm annuellement, ainsi que des températures comprises entre 20 et 30°C.

Depuis 1964, la vanille de Madagascar bénéficie tout comme la vanille de Mayotte ainsi que celle de l’île Maurice, de l’appellation « Bourbon ». Actuellement, la culture de la vanille de Madagascar s’effectue principalement dans le « triangle des orchidées » englobant « Antalaha, Andapa et Sambava », où toutes les conditions climatiques sont réunies, sans oublier le savoir-faire des producteurs, sachant que pour produire de la vanille, il faut être très patient, car cela nécessite des années de travail. Ainsi, il faut attendre environ trois à quatre ans après sa plantation pour la production de fleurs, plusieurs semaines pour la fécondation manuelle, puis 9 mois pour que les fruits mûrissent, et environ 3 mois pour la préparation de la vanille (échaudage, étuvage, séchage, triage, affinage, calibrage et conditionnement). Ce travail nécessite de la main-d’œuvre, beaucoup de travail et une grande attention, et ce à chaque étape de la production. Tout ceci permet d’obtenir une vanille de qualité.

Dès 1929, la production malgache de vanille dépassa les 1.000 tonnes, dépassant de loin la production de l’île Bourbon. En dépit d’une forte concurrence de ses voisines de l’Océan Indien, et même celle de l’Indonésie et de l’État du Kerala en Inde, Madagascar conserve à nos jours, son rang privilégié de producteur mondial principal de la vanille, couvrant près de 70% des besoins mondiaux.

Près de 10% des producteurs de la vanille de Madagascar détiennent de grandes exploitations. Plus de la moitié de ces producteurs préparent eux-mêmes leur vanille avec la moitié de leur production, en vendant l’autre moitié à des industriels. Étant le principal produit de la région SAVA, avec la participation de 87% des ménages, la vanille de Madagascar est une culture quasi familiale. Aussi, la filière vanille occupe la deuxième place des produits malgaches exportés après le nickel.

Où acheter de la vanille de Madagascar ?

Il existe plusieurs distributeurs proposant cette épice à la vente. Toutefois, de plus en plus de sites spécialisés proposent la vente de la vanille en ligne, dont : https://www.vanille-de-madagascar.com/.